
"I'm not a man! ... I'm Cantona!"
"Je ne suis pas un homme! ... Je suis Cantona!"
Eric Cantona dans Looking for Eric


Au départ, je me suis dis très clairement en voyant les bandes annonces : « tiens, encore une bouse de Michaël Youn! » Normal quoi… Enfin je suis un peu méchant parce qu’après toutes les bonnes critiques que j’avais pu voir (« Fatalement drôle! (AHAH), etc.), je me suis lentement remis en question, je me suis soudain rappelé que j’avais rigolé devant La Beuze, Les 11 Commandements, j’avais réussi à trouver des bons points dans Iznogoud, (je passerai Incontrôlable), Héros m’avait convaincu, et bon, j’avais aimé Lucky Luke. Donc tout était OK pour que je sache apprécier Fatal et que je puisse rigoler à gorge déployée. Avec quelques craintes, Michaël Youn ça fait toujours un peu peur… Et bien je dois avouer que c’était l’éclate totale! Les 5 premières minutes furent le Nirvana. Je pleurais de rire, j’en pouvais plus. Ce qu’il a réussit à faire est le paroxysme de la parodie du monde de la musique actuel; il n’y a qu’à regarder la scène des Music awards de la musique, lors de la présentation des nommés (toutes les « ethnies » de la musique sont représentées). La plupart du temps, je me retrouvais devant l’équivalent français de Tonnerre sous les Tropiques. De plus, il nous offre, au même titre que son grand frère américain, une foule de références que je n’ai pas fini de décrypter. Peut-être quelques gags lourds et trash qui sont la marque de fabrique de Michaël Youn : à poil sur une scène, du vomi doucement suivi par une caméra, la fréquence sombre qui fait chier… Mais ça passe très bien dans le film. Il y a une petite moralité (simpliste mais qui est le fil conducteur du scénario) qui me touche : toujours se rappeler d’où l’on vient. C’est-ce que fait Fatal en retournant dans son village de Savoie où il est plus connu sous le nom de Robert Lafondue. Un film totalement décomplexé, assez simple mais assumé et réussi pour une première réalisation. Chapeau!