mardi 27 avril 2010

THE KILLER (John Woo)



Lors de la session 2010 du festival premier plan d'Angers, figurait au programme ce film de John Woo, son chef d'oeuvre, le film qui l'a fait connaitre et l'a définitivement ancré comme un réalisateur hors pair et visionnaire pour son temps. A l'idée de pouvoir voir enfin ce film, que je considère comme une des plus grande oeuvre du cinéma, sur grand écran, inutile de préciser que je jubilais et tremblais tout entier d'impatience.
L'heure venue, j'arrive dans la salle, m'installe, accroché à mon siège... ça y était!! J'allais voir ce film au cinéma, film que j'avais biensur au préalable vue au cour de ma vie plus de 40 fois (sans exagération).


Tellement aveuglé par mon enthousiasme, je n'avais pas pris assez de recul par rapport au film, et ce qui devait arriver arriva : une grande partie du public, moins préparé que moi à ce qu'ils allaient voir certainement, et puis peu soucieux de leur séance, car vivant lors de ce festival une véritable orgie de films en pagaille, ce public donc a ri parfois doucement parfois s'esclaffant à gorge déployé. Je n'est été en aucun cas surpris, mais j'avoue que ces rire que je comprend parfaitement, me sont resté un peu sur l'estomac... putain merde!! on était entrain de me gacher un moment unique : voir The Killer au ciné!!! C'est pourquoi j'ai décider de faire ici un article sur ce film qui m'a tant marqué, et que j'adule, histoire de me soulager quelque peu...

Bon ok, aujourd'hui, beaucoup de scènes passent pour des clichés pour beaucoup risible voir même choquant pour d'autres. Je le conçois. Mais j'aimerais avant qu'on prenne la peine de remettre The Killer dans son époque et son contexte. Que dire de ce chef d'oeuvre qui a bouleversé le cinéma si ce n'est qu'il y a véritablement eu un avant et un après The Killer? La raison de cette prise de position, la voila : John Woo est un putain d'artiste, quelqu'un qui, quand il a la possibilité d'un contrôle total sur son boulot est capable des plus grandes prouesses!! Il suffit de faire cet effort de retour en arrière et de voir la mise en scène de ce film pour l'époque. Je n'aime sincèrement pas décortiquer et analyser les films que j'aime, ce n'est ni mon but ni mon truc. Je voudrais vous faire partager juste un peu de mon enthousiasme... mais je doute que beaucoup est seulement eu le courage de me lire jusque là...héhé.
Non mais faites un simple mouvement de recul sur le cinéma actuel : il est clair que tous les gros blockbusters américains ont été ébranlés par l'inventivité novatrice et si particulière utilisé par John Woo pour son film.
Alors ok, une analyse poussé et que je pense juste mais à mon sens inutile (regardez le film c'est une tuerie, dans tous les sens du terme!!) pourra me faire dire que The Killer n'est pas qu'un film de Gunfights ultra violent... Que c'est une réflexion sur l'humanité qu'il y a dans chacun d'entre nous, sur la complicité qui peut unir deux homme pliant sous la violence et le meurtre, malgré leur différences... C'est aussi, et j'y vois ici quelque chose de... touchant (oui il m'arrive d'avoir des émotions) une histoire d'amour tragique, qui en réalité n'est pas sensé en être une... compliqué à comprendre? Bien... petit topo sur le scénar... Jeff est un tueur à gage qui n'éprouve ni pitié pour ses victime, ni remord, ni scrupule... On le paie, il tue. Mais un jour, lors d'un contrat comme les autres, il blesse Jenny, une chanteuse, qui n'avait aucun rapport avec l'assassinat de départ. Dès lors, toute la vie du tueur est bouleversée et derrière l'homme sans pitié, tueur froid et sanguinaire, on découvre un être attentionné, et éprouvant de très fort sentiments, et ce pas uniquement pour une chanteuse, mais pour toute personne innocente n'ayant aucun rapport avec ses contrats. C'est comme ça qu'une fillette sera également blessé lors d'une de ses mission et qu'on verra le tueur risqué sa liberté et sa vie pour la conduire dans un hôpital, endroit de sa première rencontre avec son pire ennemi et son meilleur allié, le flic, Danny Lee. On a d'ailleurs pour cette occasion droit à une courte scène mythique et typique du cinéma de Woo : les deux homme se braquent avec leurs flingues, face à face, un silence total, tous les sens en alerte... deux prédateurs prêts à la mise à mort... et là, petit ressort comique, ils se retrouvent sous les yeux des médecins entrain de soigner la fillette, et le tueur de dire : "continuez". Pour en revenir au premier accident, pivaut de tout le film, changement radical dans les sentiments du tueur, après avoir blessé gravement la chanteuse au yeux, celle ci perd progressivement la vue, devenant aveugle au fil du temps. Elle doit trouver les moyen de se faire greffer de nouvelles cornées. A partir de cet instant, Jeff, le tueur tuera et tuera encore pour réunir assez d'argent pour l'opération. Il devient alors la cible de ses employeurs qui n'acceptent guère ce genre de sentiment chez un tueur, et celle du flic, l'inspecteur Li. Le tueur a désormais peur pour sa vie, et dans cet ultime but, s'attaque à une organisation qui ne lui laissera aucune chance.
Ce film est représentatif au niveau psychologique du cinéma asiatique, avec une idylle impossible, et un paradoxe vivant, Jeff, le tueur, qui, en voulant redonner la vue à une femme, va retrouver des sentiment "humain" pour quelqu'un qui avait tout d'une bête. Et puis il y a ces deux homme que tout oppose, le flic et le tueur, deux homme au contraste saisissant... Tout semble les opposer, mais au fond, il se pourrait que pour une cause juste, et sous la pression du meurtre, du danger extrême et de la violence, ces deux hommes en viennent à éprouver les même sentiments et finissent par s'allier, chose au début impensable. Quoi qu'on fasse, quoi qu'on soit, on peut être proche. Message fort mine de rien non?

Bon alors je vais me lancer dans l'enthousiasme pur... ne vous inquiétez pas j'abrège... Ce film, d'une violence rare n'est pas qu'un film noir et sanguinaire, il est la consécration de John Woo comme magnifique et véritable chef d'orchestre de gunfights!! D'une tuerie sanglante et surréaliste, John Woo met en scène un véritable opéra macabre et explosif. Il organise et virevolte avec ses personnages au charisme sans pareil. Petit à petit, il joue avec ses pièces, crée une alliance impossible, dévoile un amour impossible, et entreprend une quête impossible... Le film vrombit, ronfle, vibre tout au long de l'histoire, le tout allant en s'amplifiant, jusqu'à l'explosion finale : deux hommes face à une armée entière... (300 peut aller se rhabiller Niiiarrk).
Alors ok c'est plein de scènes aujourd'hui devenues clichées... des ralentis sur les deux héros marchant vers leur destin, des arrêts sur image "gel d'écran", les colombes symboliques d'amour volant au dessus d'un paysage de mort... MAIS QU'EST CE QUE C'EST BON!!!
Et puis je le redis, faites un recul sur le cinéma actuel... tant de films d'action actuels qui se nourrissent de ce film là, tout en restant bien en deçà... Comment être plus explicite... des combat chorégraphiés au millimètres, des plans hyper prenant et intuitifs, un scénar qui, si on fait l'effort de s'identifier au personnages peut etre boulversant (sérieux!!), des persos charismatiques et attachant, des combats ultra violents et splendide... un film grandiose, tout simplement.
Bon je m'arrête la... alors si vous avez eu le courage de me lire jusque là, je vous en remercie... essayez de voir le film s'vous plait...merci.

1 commentaire:

  1. Clair que The Killer est une de mes grosses claques ciné (avec The Blade, Pulp Fiction entre autre). J'ai vu ce film à sa sortie vhs (que le temps passe ...) et ça n'a jamais été pareil après, j'étais définitivement embarqué dans le ciné asiatique, hk principalement, les seuls à être capable de faire des films aussi barrés ! C'est sur qu'avec le temps et les pompages, si on le voit pour la première fois maintenant c'est du réchauffé alors que c'est le précurseur des films d'actions !

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