2 - The Man From Nowhere (Lee Jeong-beom)
samedi 14 janvier 2012
Top 10 2011
2 - The Man From Nowhere (Lee Jeong-beom)
mercredi 11 janvier 2012
Top 10 2011
2. Le Discours d'un roi de Tom Hooper
3. La Piel que habito de Pedro Almodovar
4. The Artist de Michel Hazanavicius
5. Insidious de James Wan
6. La Planète des singes : les origines de Rupert Wyatt
7. Rango de Gore Verbinski
8. Sucker Punch de Zack Snyder
9. X-Men : first class de Matthew Vaughn
10. Captain America : the first avenger de Joe Johnston
Une pensée pour "Sans identité" et "Source Code", 2 bons films d'action vivement recommandés, ainsi que le très bon remake de "I Spit on your grave", qui n'aura pas eu la chance de connaitre une carrière au cinéma. J'aurais également aimé accorder une faveur à "Green Lantern" de Martin Campbell. Malgré la qualité du film, l'adaptation était osée, et l'univers pas inintéressant, là ou "Thor" (univers tout aussi complexe à retranscrire) s'est ramassé en beauté; j'attends avec beaucoup plus d'impatience la suite des aventures de la lanterne verte Hal Jordan
jeudi 5 janvier 2012
Top 10 films 2011
Downloadable Culture
lundi 2 janvier 2012
Top 10 meilleur saison de série télé 2011
mardi 13 décembre 2011
Franky Knight

En début de semaine dernière est sorti le nouvel album d'Emilie Simon : Franky Knight. Cet opus est déjà un pur régal pour les oreilles. Il y a 2 ans, elle nous proposait un album basé sur ses expériences New Yorkaises : The Big Machine. Un album qui lui avait permis de se défouler à fond sur de l'électro pure et de la pop ultra puissante, en oubliant presque l'âme, s'attardant uniquement sur la forme. Après tout, ça défoule et c'est cool.
Aujourd'hui, elle revient à quelque chose de beaucoup plus épuré, acoustique, très proche de ce qui a fait son succès. Dans l'album, elle rend hommage à son compagnon, François Chevalier, décédé 2 ans auparavant, d'où l'ouverture avec le titre Mon Chevalier. En parallèle, la majorité de l'opus est composé comme bande-originale pour le film La Délicatesse, qui retrace justement la disparition d'un mari, puis la reconstruction de sa femme après cet événement. Toujours à la recherche de nouvelles sonorités, Emilie Simon nous emporte grâce à ses onirismes et à sa voix exotique, et nous honore une fois de plus d'un merveilleux album.
mardi 6 décembre 2011
Polisse
Ce 3ème film de la réalisatrice Maïwenn avait fait sensation au dernier festival de Cannes. Il met en scène plusieurs officiers de la BPM (Brigade de la Protection des Mineurs) dans leur travail, mis en parallèle avec leur vie privée et leurs soucis personnels. Une photographe bourgeoise un peu coincée (Maïwenn) est envoyée sur le terrain pour les suivre dans le but de faire un livre de photos sur cette branche de la police. Maïwenn est visiblement une habituée des gros castings ; dans Le Bal des actrices, elle avait réuni un certain nombre de grandes actrices françaises. Là, dans Polisse, elle nous honore une fois de plus avec d'excellents comédiens, venant d'univers très différents : Karine Viard, Marina Foïs, JoeyStarr, Nicolas Duvauchelle, une apparition trop rapide d'Anthony Delon, et des comédiens un peu moins connus mais tout aussi performants.
Parfois un peu cliché, ce film m'a fait pensé à un épisode de PJ de 2 heures (dans la retranscription d'une certaine réalité), mais beaucoup plus fort et intense. La plupart des saloperies faites sur les enfants sont retranscrites : pédophilie, inceste, évacuation d'enfants dans un camp de roms, bébé secoué et masturbé par sa mère, ... tout y passe et toutes les catégories sociales et ethniques sont représentées. Le film prend souvent des aspects de documentaire filmé sur le vif, nous offrant des scènes très fortes : la mère malienne qui abandonne son petit dans un foyer pour qu'il ne manque rien, ou encore celle du père magrébin qui se fait remonter les bretelles par une femme-officier arabe du commissariat. Pour le film, Maïwenn a laissé une certaine part d'improvisation aux acteurs, ce qui se sent et cela participe à la bonne cohérence du film et à la spontanéité qui s'en dégage.
Le film pourrait souvent tomber dans le pathos de par toutes les scènes évoquées. Bien sur, le malheur des enfants est facilement prétexte à pleurer, on montre un gamin qui s'est fait violé, tout ça... Mais la manière très crue dont les scènes sont filmées et assemblées, la simplicité émergente ne nous laisse aucun moment de nous apitoyer, au contraire, on est là, on regarde, et c'est tout (je pense notamment à la scène de la fausse couche d'une gamine de 16-17 ans qui s'est faite violée par une bande de mecs).
On passe très souvent du rire aux larmes : des scènes plus drôles ajoutent de la légèreté au film, notamment grâce à certaines réactions de JoeyStarr, ou d'autres petites blagues sur des cas : une jeune fille qui s'est senti obligé de sucer une bande de mecs pour récupérer son portable. 16-17 ans, 4 flics, qui se marrent ouvertement, surtout quand le seul argument qu'elle leur sort à la fin est : « bah, c'était un beau portable ». Vivement conseillé surtout pour le générique de L'Ile aux enfants.